Expositions : Compte rendu
- Laura Lam
- Oct 17, 2021
- 4 min read
Updated: Oct 18, 2021
Atelier de création et de production I
Dans le cadre du cours d’Atelier de création et de production I, le travail de cette semaine consistait à rendre visite à deux expositions pour ensuite rédiger un compte rendu dans lequel il est question d’exposer nos impressions et nos réflexions concernant ces visites.
Exposition 1: Visite à la Galerie de l'UQAM

Ma première visite d’exposition a tout d’abord eu lieu à la Galerie de l’UQAM. L’exposition, qui y était présentée, s’intitulait De la terre et comptait des œuvres de sept artistes différents : Carolina Caycedo, Taloi Havini, Ts̱ēmā Igharas et Erin Siddall, Kama La Mackerel, Miriam Simun, Eve Tagny. Elle a été mise sur pied à l’occasion de la 17e édition de la biennale de MOMENTA, Quand la nature ressent, par la principale commissaire Stefanie Hessler qui a également travaillé avec Camille Georgeson-Usher, de Maude Johnson et d’Himali Singh Soin. De la terre vise à sensibiliser son public sur la fragile situation dans laquelle notre environnement est victime. Cette exposition pointe le doigt accusateur sur la marchandisation et la surexploitation de la nature, principalement causées par le pouvoir colonial et les actes destructeurs des humains. Les artistes, qui y figurent, laissent transparaître cette intention à travers leurs œuvres en abordant divers enjeux problématiques. Enfin, De la terre souhaite renforcer la relation entre les humains et l’environnement en incitant son public de prendre un moment durant la visite d’apprécier les merveilles que la nature nous réserve et de s’unir à elle. Les œuvres présentées sont, pour la plupart, des projections vidéo qui sont chacune accompagnée d’une trame sonore, des installations et des impressions sur tissu. La répartition de ces dernières s’étale sur deux pièces. La première salle, la plus petite, était destinée à une seule œuvre d’installation et la seconde, la plus vaste, renfermait le reste des œuvres se trouvant parfois au plafond, sur les murs et au sol. La première, peinte en rose foncé, avait un éclairage plus chaleureux tandis que la seconde était plus froide à cause de ses lumières et de ses murs blancs. Cette exposition plonge en toute évidence ses visiteurs dans la nature grâce à son somptueux décor : au sol, on y trouvait du sel, du sable, de la terre, des roches et des plantes.
L’œuvre Of Roses [how to embody the layers of time] de l’artiste Eve Tagny est ma préférée de l’exposition. Cette œuvre est un ensemble d’installations et d’une projection vidéo dans laquelle on abordait le sujet de la « reine des fleurs », c’est-à-dire la rose. L’histoire que l’artiste racontait sur cette fleur était très intéressant à écouter, surtout le sujet de la domestication et du commercialisation de la rose.
Toutefois, l’œuvre Wanaawna de Carolina Caycedo a moins retenu moins mon attention quant à elle. Bien qu’elle s’émerge du lot grâce à sa taille, la singularité de son motif et de l’effet de symétrie dans son montage de photographie, mais cette impression sur toile me semble pourtant très familière, c’est-à-dire qu’il s’agit plutôt d’un type d’œuvre que des artistes ont déjà présenté. D’ailleurs, on le retrouve également dans la deuxième visite d’exposition, Futurs ruisselants.
Exposition 2: Visite au VOX, centre de l'image contemporaine
Ensuite, ma seconde visite d’exposition se tenait au VOX, le centre de l’image contemporaine. Portant comme titre Futurs ruisselants, l’exposition a été, encore une fois, organisée par la principale commissaire Stefanie Hessler qui a travaillé avec la collaboration de Camille Georgeson-Usher, de Maude Johnson et d’Himali Singh Soin. Futurs ruisselants figure l’une parmi les 15 expositions organisées dans le cadre de la 17e édition de biennale de MOMENTA, s’intitulant Quand la nature ressent. Les œuvres, qui y sont présentées, proviennent de neufs artistes de différentes origines : Jen Bervin, Carolina Caycedo, Maryse Goudreau, Ayesha Hameed, Hamedine Kane, Ts̱ēmā Igharas, Erin Siddall, Susan Schuppli et Susanne M. Winterling. L’exposition laisse sous-entendre par son titre de sa principale thématique : les eaux. Elle propose à ses visiteurs de porter une attention particulière sur la richesse de cet élément à travers ses diverses formes (la rivière, la mer, l’océan, etc.) Elle leur fait également découvrir la diversité de la faune et la flore retrouvées dans le monde aquatique. Enfin, toujours à travers sa thématique, cette seconde exposition dirige son public vers une prise de conscience sur les phénomènes environnementaux et humains qui touchent les eaux présentes sur notre planète. La mise en place des œuvres de cette exposition est assez similaire à celle de la Galerie de l’UQAM. Pareille que De la terre, l’exposition possédait, à son entrée, une œuvre-clé qui était isolée dans une salle plus petite. Toutes les autres œuvres se trouvaient dans la salle la plus spacieuse, se trouvant juste à côté. Ces dernières étaient majoritairement des installations et des projections vidéo ayant une trame sonore qu’on pouvait entendre avec ou sans casques d’écouteur. Les deux pièces offraient toutes une sensation tranquillisante grâce à la légère pénombre qui les enveloppaient.
J’ai énormément apprécié l’œuvre planetary loop of gravitation de l’artiste Susanne M. Winterling puisqu'elle se révélait comme une œuvre très ambitieuse pour le très grand espace qu'elle occupait. Celle-ci portait bien son rôle d’œuvre-clé au sein de l’exposition. En effet, il s’agissait d’une projection vidéo 4K d’un tourbillon d’algues phosphorescentes, communément appelées dinoflagellés. Les visiteurs étaient plongés dans un univers complètement hypnotique.
À l’inverse, j’ai moins aimé l’œuvre The Sea de Jen Bervin, car son sens était moins accessible. Bien qu’elle contrastait avec les autres œuvres figurant dans la plus grande salle, l’effet visuel qu’elle apportait étaient moins accrocheur à mes yeux. Je peinais à comprendre le lien entre l’intention de l’artiste et le thème abordé.
Somme toute, j’ai préféré l’exposition Futurs ruisselants au VOX à celle de la Galerie de l’UQAM, De la terre. L’expérience que j’ai eue à ma deuxième visite me semblait plus immersive qu’à la première. Selon mon avis, la simplicité qu’elle misait dans son exposition lui a davantage permis de se démarquer et de rester fidèle à sa thématique. Tel que mentionné précédemment, De la terre incluait plusieurs éléments dans son décor, ce qui l’éloignaient parfois de son sujet, le rendant ainsi plus vague. Les œuvres dans Futurs ruisselants instauraient, visuellement et sonorement, une certaine homogénéité à la fois agréable et réconfortante qui rendait la contemplation des œuvres plus mémorable. Le caractère abstrait des œuvres et la description insaisissable des cartels dans l’exposition De la terre sont moins propices à l’appréciation des œuvres. Toujours dans sa simplicité, Futurs ruisselants proposait des œuvres dont le lien entre le message véhiculé et la création était plus interprétable.
Laura Lam
Groupe 1




























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